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Monthly Archives: novembre 2015

Madère, Madère …

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Madère serait connue depuis l’antiquité, notamment des Phéniciens. Évidemment.

 

Madère serait d’ailleurs l’île sur laquelle Éole confia le Zéphyr (le vent d’Ouest) à Ulysse, en prenant soin d’enfermer les autres vents, contraires, dans un sac en cuir ! Pratique.

 

Plus proches de nous, les navigateurs-explorateurs portugais, Perestrelo, Teixeira, et Zarco, découvrir Madère, après Porto-Santo, en 1420. Et c’est à Machico qu’ils débarquèrent.

 

Selon la légende, ils auraient trouvé sur place les noms gravés de Robert Mac Keen et Anne d’Orcet. Ce couple anglais, amants fugitifs, auraient donc abordé l’île en … 1346. Romantique.

 

Rapidement, la colonisation de l’île, inhabitée, démarra. Les colons se lancèrent avec succès dans la plantation de cannes à sucre et de vignes. Très bien.

 

Christophe Colomb séjourna à Madère, y rencontra la fille de Perestrelo, l’épousa. Ils vécurent à Porto Santo, ce qui permit au jeune marié d’étudier les cartes de beau-papa et d’imaginer un fameux voyage. Malin

 

En 1566, un charmant corsaire français du nom de Pierre Bertrand de Montluc débarqua, pilla, et tua pas mal de monde. Pas cool.

 

Entre 1680 et 1814, Madère devint espagnole, puis anglaise, avant de redevenir portugaise. Une invasion française a été crainte en 1801. Raté.

 

Au cours de la 2nde moitié du 19eme siècle, le mildiou détruit 90% des plantations, le phylloxéra se charge du reste, puis le choléra tue 7000 personnes. Argh.

 

En 1916, Madère est bombardée par les Allemands. Nicht gut.

 

Suite au coup d’état du 25 avril 1974 qui chasse la dictature qui gouverne le Portugal depuis 1926, Madère acquiert le statut de territoire autonome, sans couper tout lien avec le Portugal. Bravo.

 

Madère entre dans l’union européenne en 1986.

 

Avec environ 20 000 habitants, Machico est la 2ème ville de Madère. Funchal en compte tout de même plus de 110 000, et la population totale de l’île s’élève à 270 000.

 

Et voilà, quand on s’ennuie, on apprend des choses. En gros, la culture, c’est donc un truc pour les gens qui n’ont rien à foutre … :)

 

 

 

Ziiiip ! Boummmm ! Crrrrrac ! Boboooooo …

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C’était le 5 novembre …

 

Tout d’abord, la Scène de Crime :

 

Un site tout à fait charmant …

 

Sur un très très beau bateau …
… ? …
Oh bah si !!!

 

Le Complice :

 

Un banal escalier …

 

… même sous cet angle.

 

L’Arme du Crime :

 

Un objet contondant …
comme à la télé :)

 

Le Coupable :

 

Patibulaire, … mais presque !

 

 

La Victime Innocente :

 

 

En Noir & Blanc …

 

… et en Technicolor ! Joli, non ?

 

Investigations : En garde à vue pendant 5 heures aux urgences de l’hôpital de Funchal.

 

Sentence : Une côte cassée.

 

Bon, une semaine “après le drame”, ça va mieux.

À condition de ne pas tousser, éternuer (horrible), respirer, etc …

 

Dans une semaine, j’espère avoir le droit de m’intéresser à nouveau à la météo.

Mais c’est probablement optimiste :(

 

À bientôt :)

 

Baía da Abra (raccourcix !)

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Dimanche 1er novembre. Le personnel de la Marina travaille … Rendez-vous a été pris pour mon ravitaillement en gasoil.

En France, pour les bateaux comme pour les voitures le carburant est en libre-service. En Espagne et au Portugal, il faut se faire servir et payer en liquide. C’est d’ailleurs également le cas dans les petits restos et commerces où l’usage de la carte bancaire est loin d’être aussi “appréciée” ici que chez nous.

 

Auparavant, il m’avait fallu pas mal de temps pour remettre Edelwenn en configuration “navigation”. C’est fou tout ce que qu’on peut déplacer dans un bateau dès qu’on est en escale !

 

Départ tranquille vers 15h30. Baía da Abra (ou d’Abra, apparemment les 2 se disent) n’est qu’à un peu plus d’1 mille de Quinta do Lorde mais je souhaite partir relativement tôt demain matin, et il est plus facile, seul, de quitter un mouillage qu’un ponton.

J’y vais sous génois seul par moins de 10 noeuds de vent. C’est court, mais ça fait du bien de naviguer.

Sur place, 2 bateaux sont déjà installés. Un anglais (méfiance donc …), et un cata français.

Comme eux, je me pose sous la falaise au vent, bien à l’abri. Ça roule un peu (le bateau se balance sous l’effet de la houle), mais rien de méchant.

 

Et toc, en début de soirée commence la danse des vents catabatiques dont j’avais déjà pu apprécier les effets à Quinta do Lorde.

Ces vents descendent de la montagne et des falaises avec une force étonnante et viennent frapper l’eau, projetant des embruns qu’on reçoit quelques instants avant la rafale. C’est vraiment surprenant. On passe de 5 à 25 noeuds en quelques secondes, ça dure 2 minutes puis retour au calme 5 ou 10 minutes, et ça recommence. Au ponton, ce n’est pas confortable mais on s’habitue. Sur ancre ça oblige à plus de vigilance.

 

Au cours de la nuit, j’ai 3 alarmes de mouillage (le GPS m’informe que je me suis éloigné de  mon point d’ancrage au-delà d’une distance que j’ai paramétrée). En fait j’ai dû déraper d’ une trentaine de mètres, mais l’ancre s’est finalement bien raccrochée.

C’est dans ces cas là que je me demande si j’ai bien fait de me limiter à 30 mètres de chaîne pour éviter d’avoir trop de poids à l’avant … On verra à l’expérience et jusqu’à maintenant je supporte sans mal de passer des nuits fractionnées.

 

Il fait jour depuis quelques minutes quand je lève l’ancre. Il fait super beau, le vent est comme il faut, une super journée de voile est en vue !

Et puis non. Edelwenn ne veut décidément pas quitter Madère.

Ça ne fait qu’1/4 d’heure que le moteur tourne, à peine 10 mn qu’on a appareillé, et l’alarme moteur se déclenche. Le moteur chauffe !

Envoi de la GV à toute vitesse, direction loin de la côte. Je regarde le moteur. Brûlant, fumant. Bon, je ne règlerai pas le problème en mer, je décide retourner à Quinta do Lorde.

 

Je navigue tranquillement en attendant l’ouverture de la Marina. C’est vraiment c.. cette histoire de moteur car le temps est idéal.

A 9h00 je les appelle et demande s’ils peuvent me remorquer : “on arrive dans 5 minutes !”

Effectivement, retour au ponton (presque) sans heurts, mais leur technique n’est vraiment pas au point ! J’en ai souri lorsqu’il ont mis leur Zodiac entre Edelwenn et le ponton pour le freiner … C’est solide un Zodiac ! Mais ils sont désarmants de gentillesse et de bonne volonté. “Si vous avez besoin d’un mécano, on l’appelle pour vous”.

 

J’ai d’abord passé ma matinée à chercher où se volatilisait le liquide de refroidissement, conseillé à distance et par sms par Ronan, qui avait émis les bonnes hypothèses.

A force de faire des essais, j’ai mis pas mal de flotte dans la cale moteur, donc nettoyage (c’était l’occasion, mais bon, faut déplacer les batteries… 50 kilos chacune tout de même). Le problème semblant être au delà de ma compétence, je fais finalement appel au mécano, qui arrive rapidement, cette Marina est vraiment efficace.

 

Constat rapide et démonstration probante, l’échangeur est mort. Le liquide de refroidissement se mélange à l’eau de mer, bien vu Ronan !

Je ne suis pas surpris, cet échangeur me préoccupait depuis l’achat du bateau ou presque. Mais comme ça coûte un bras (de plus), j’avais repoussé autant que possible le changement de cette pièce. Rattrapé par la patrouille, … à Madère !

 

On me promet l’arrivée de la pièce jeudi et une réparation immédiate.

 

J’ai de la chance que cela soit survenu ici. Sur d’autres îles cela ne se solutionnerait probablement pas aussi facilement. En outre, la panne aurait pu arriver dans des circonstances où le moteur aurait été indispensable …

 

Il fait toujours aussi beau. J’en profite pour mettre à jour ce blog et faire les bricoles que je “n’avais pas eu le temps” de faire avant … Coincé à terre, mais pas malheureux non plus  !

 

Edelwenn ricane …

 

Madère Madère ! Verts et vertiges …

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Edelwenn est en vacances à Madère depuis bientôt 15 jours, et s’y plaît. Le climat est vraiment agréable et digne de sa réputation « d’éternel printemps ».

En fait, c’est l’été idéal si on n’aime pas les grosses chaleurs. Le plus frappant est le peu d’écart de température entre le jour et la nuit. Ça simplifie énormément la question vestimentaire !
Cependant, il pleut. Pas tous les jours, mais assez souvent en fin de journée. J’ai donc compris pourquoi, alors que le soleil brille, les parapluies sont de sortie. Comme il fait toujours doux, c’est un accessoire bien plus pratique que n’importe quel imperméable.
Lorsque tombent les 1ères gouttes, on a au mieux 30 secondes pour se mettre à l’abri. Ensuite, il pleut … franchement !
Du coup l’île est verte. Très verte, et de toutes les nuances possibles.

 

Île volcanique, Madère surgit des profondeurs de l’océan et monte jusqu’à 1800 mètres sur très peu de distance. 3 conséquences : Les vendeurs de vélos crèvent la dalle (pas vu un seul vélo !) pendant que les vendeurs de plaquettes de frein de voiture font fortune, Cristiano Ronaldo est footballeur plutôt que coureur cycliste.

 

Néanmoins, le réseau routier est vraiment incroyable : Des centaines de tunnels et de ponts font que les routes principales, à 4 voix, sont presque planes. Les travaux réalisés sont colossaux. Ils permettent une circulation facile et agréable sur une grande partie du pourtour de l’île.
Le reste du réseau routier est par contre constitué de routes de montagne, étroites, un précipice d’un côté, une falaise d’où tombent des pierres de l’autre … choisis ton camp camarade !
Les paysages sont vraiment vertigineux. C’est un peu la Corse en plus abrupt. Les parois des montagnes sont verticales. Une falaise (Cabo Girao) surplombe la mer de 580 mètres. Le belvédère (miradouro en portugais, il y en a partout) est transparent, ce qui d’abord attise puis calme les ardeurs des touristes ! Moi, j’ai pris mon pied …
Il faudrait des semaines pour profiter de toutes les randonnées possibles le long des “lévadas” (qui forment un étonnant réseau d’irrigation de plus de 2000 km !).
La montagne madérienne est une éponge, qui assèche les nuages et restitue l’eau au reste de l’île grâce à ce réseau, et d’immenses chutes d’eau naturelles apparaissent au détour des routes et des chemins.

Le centre de Funchal, la capitale, est agréable. Une petite forteresse, une petite cathédrale, des rues étroites bordées d’une multitude de restos et où les portes sont transformées en œuvres d’art, et d’où nous avons vu Christophe Colomb partir pour découvrir l’Amérique. Il faut 1/4 d’heure en téléphérique pour rejoindre les jardins sur les hauteurs de la ville. Encore une histoire de verts et de vertiges …

 

Certains petits villages côtiers m’ont fait pensé à Sein pour leurs rues très étroites et leurs maisons blotties les unes contre les autres. Avec 2 différences au moins : la pente, et … les bananiers !

 

Sur la côte nord, à Porto Moniz, nous avons découvert les piscines “naturelles”. Ça m’a paru un peu piège à touristes (il n’y a pas de plages à Madère), mais j’ai vu un bigorneau et un brinic y batifoler avec beaucoup d’enthousiasme …

 

Le tourisme est la principale activité économique de l’île, et toute la population semble se sentir concernée par l’accueil. Partout, le contact est vraiment sympathique.

Venez visiter Madère, vous serez véritablement charmés ! Autre avantage : géographie très avantageuse pour le galbe du mollet …

 

La Marina de Funchal étant saturée, et finalement peu attrayante, nous sommes restés à Quinta do Lorde. Le personnel du port est vraiment gentil et serviable, l’environnement est beau et le calme garanti, malgré quelques navigateurs de la transat Jacques Vabre venus malgré eux y apporter un peu d’animation (Virbac-St Michel, Spirit of Hungary (sans mât), SNBSM (qui ont réparé leur rail de GV et sont repartis)).

 

Mais bon, Edelwenn commençant à se sentir l’âme d’une huître sur son rocher, je quitterai Quinto do Lorde dimanche (1er novembre), pour passer la nuit au mouillage devant Baìa da Abra, anse située tout à côté vers l’est, puis nous retournerons lundi à Porto Santo, que la météo ne m’avait pas permis de visiter il y a 15 jours.
A bientôt !

 

PS : Comme je lis vos commentaires avec application, j’ai fait ma lessive, et oui, les conseils d’un bigorneau sont 1000 fois plus fiables que ceux d’un anglais ! Quand au maillot de bain … je le réserve pour des eaux d’une température plus … adaptée ;)