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Monthly Archives: septembre 2015

… et on tourne à gauche !

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Nuit de vendredi à samedi (25 au 26/09) très tranquille à Camariñas, comme espéré. Pas de vent, pas de vagues, donc pas de bruit. Du coup, remontée de l’ancre au petit matin (9h00 … oui, Alain, si j’ai pas bougé sur marine traffic à 7h, pas la peine de s’inquiéter ;) ), puis traversée tranquille de la Ría de Muros, illuminée par un soleil qui semble se lever presqu’aussi paresseusement que moi.

Des pêcheurs sont à l’oeuvre, ancrés au milieu d’un paysage romantique, au calme. Rien ne bouge, même les poissons !

Les prévisions météo sont sans ambiguïté : Beau temps toute la journée, mais pas de vent, c’est donc encore parti pour une journée au moteur. Tant pis, le programme de la journée sera contemplation du paysage et crème solaire.

Et bien non, pas du tout.
A peine une heure après mon départ, je sors de l’enchanteresse Ría, et je vois que le brouillard commence à envahir l’horizon. Puis l’horizon se rapproche. Puis, plus rien à voir, du tout. La température a baissé d’au moins 10 degrés. L’humidité s’empare de tout.

J’aurai passé la journée entière à écarquiller les yeux, pour absolument ne rien apercevoir.
Devant l’étrave, la visibilité est à certains moments d’une cinquantaine de mètres seulement. Maintenir la vitesse suppose donc de ne pas lâcher cette courte distance de manoeuvre des yeux. Fatigant.

L’AIS (dont sont équipés les bateaux commerciaux, certains pêcheurs, et de plus en plus de voiliers) permet de voir précisément où sont les bateaux avoisinants, ainsi que leur vitesse et leur direction. Il permet aussi  coup d’être vu par eux. Le radar montre les obstacles, mais n’en donne pas la nature. Et enfin, le GPS me dit où je suis. Sympa, le GPS !

Dans le brouillard, on développe une empathie folle pour ces machines …

Navigation exclusivement « aux instruments » donc,  jusqu’à apercevoir la jetée du port de Portosín. D’après le GPS, j’en étais à à peine 100 mètres.
Je n’aurai donc rien vu du Cap Finisterre, cap qui symbolise un peu la « bascule » vers le sud. Je me suis tout de même fait un selfie juste devant, pour rire (et pour Diane qui semblait intéressée :D )

Et pendant ce temps-là, il faisait très beau en Bretagne (surtout à Pommerit-le-Vicomte ;) )

Mon programme est de rester quelques jours à Portosín. Saint-Jacques-de-Compostelle est à 1 heure en autocar, pas question de rater l’occasion.
Dimanche, aucune amélioration du temps, je ne vois toujours rien du port et du village où je suis.
Lundi, enfin, le soleil et la chaleur sont de retour : Tourisme à Santiago de Compostela.

On pousse à l’ouest …

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Le centre historique de La Corogne est plutôt sympa, mais on en a vite fait le tour (Je rajouterai des photos bientôt). Donc ce vendredi, je mets les voiles !
Direction La Ria de Camariñas (roulez les “r” et dîtes “olé” !). Pourquoi ? Parce qu’il paraît que c’est joli, et que c’est à une journée de mer de La Coruña (re-olé, ok j’arrête). Je préfère m’arrêter sur une aire de repos plutôt que de conduire toute la nuit.
Manque de vent pendant plus de la moitié du trajet, donc moteur, mais ensuite ce fût une navigation très sympa. En maillot de bain toute l’après-midi, mais aucune groupie en vue …
Ah oui, vous ne pouviez pas deviner … ici il fait beau et doux, notamment le soir. Si j’en parle, c’est juste pour partager …

Un coup de froid lorsque la VHF annonce la présence d’un Mini*, dérivant au sud-ouest des côtes espagnoles. Pas d’info sur le navigateur ! J’en avais aperçu 2 qui ont fait une courte escale à La Corogne … dématés.

La Ria de Camariñas (je l’ai pas dit) est effectivement très belle. Très abritée, entourée de collines boisées. D’une manière générale, la Galice est d’ailleurs très verte, on est loin de l’Andalousie !
Je suis donc sur ancre devant la petite marina de Camariñas. Pas par faute de place, ce n’est pas ça qui manque, mais pour être tranquille … gratuitement. Je n’aurai donc pas de wifi ce soir, je posterai ça plus tard.
L’ensemble de ce petit port a beaucoup de charme, et c’est bizarre parce que dans le détail, tout est moche ! L’environnement, lui, est somptueux.
N’empêche, je me dit qu’il serait bien reposant d’y rester quelques jours. Quelques bateaux de voyage, quelques pêcheurs, des artisans qui bossent encore à 21h, les radios qui chantent, les enfants qui jouent dehors jusqu’à 22h en riant bien fort, … tout ça respire une certaine douceur de vivre. Une illusion sans doute.
Je resterai sur cette impression, car demain, je poursuis ma route.
Merci à ceux qui mettent des “commentaires” ! Les autres, ne soyez pas timides !
A bientôt,
Thierry

* Pour les non initiés, un “mini” est un bateau de 6,50 mètres, qui participe à la “mini-transat” en solitaire (ce sont donc les bateaux qui sont minis, pas la transat, ni les marins qui y participent !)

Le Gascogne : Ça , c’est fait !

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Ayant quitté le ponton du Moulin-Blanc dimanche après-midi, puis passé la nuit au mouillage devant Camaret (oui, les pontons qui grincent, je n’aime pas), j’ai pris le “vrai” départ (du point de vue de la navigation) lundi matin à 7h00.

Moteur jusqu´au raz de Sein, face au vent, passé sans encombre.

12h00, envoi des voiles, et c’est parti pour du près. Là, la pluie a eu l’idée de me faire un brin de conduite, histoire qu´un peu de Bretagne m’accompagne.

Quand on s’est imaginé faire de longs bords de portant sous le soleil, poussé par une houle bienveillante, ça rend l’esprit chafouin …

Car la houle n’était pas bienveillante du tout. Une vraie pagaille de vagues dans tous les sens. Bref le sud du Raz, faut le contourner !

Au bout d’une heure, Poséidon s’est enfin décidé à mettre de l’ordre dans tout ça. J’ai apprécié.

Vers 16h00, la bascule du vent à l’ouest, attendue, était au rendez-vous. Et on prend son pied car ça va vite (certains souriront, je sais, mais on fait avec ses moyens ;) ), et dans la bonne direction.

Sauf que, j’avais un passager clandestin : le mal de mer. Le moindre geste demande un effort énorme puis laisse complètement épuisé. J’ai passé une trentaine d´heures à gérer ce que je faisais : une action, 1/4 d’heure pour m’en remettre … Ça pourrait être la belle vie sans cet estomac qui prend le dessus sur le cerveau !

N’empêche, il reste en mémoire des moments merveilleux :

Les dauphins (envoyés par Axelle j’en suis sûr !) qui m’ont accompagné plus de la moitié du parcours, y compris la nuit. Outre le spectacle de leurs cabrioles, c’est une présence rassurante (ceux qui ont lu Moitessier comprendront).

La houle, si haute parfois, et qui vous rend si petit, mais petit …, et dont l’écume devient phosphorescente sous les étoiles.

Le bateau, rassurant, qui semble prendre du plaisir à franchir ces “montagnes” d’eau, puis à les dévaler, histoire d’affoler un peu le speedomètre, qui ne bronche presque pas lorsqu’une vague vient s’éclater sur ses flancs (pour le doux rêveur, resté à “regarder la mer t’as vu comme c’est bo”, c’est la douche glacée et la fin immédiate, mais temporaire, de la contemplation béate !)

Par ailleurs, devoir veiller presque continuellement (tous les 1/4 d’heures les 1ères 24 heures), c’est crevant. On somnole (ou plutôt, on comate) tout le temps, mais on ne dort presque jamais. La seconde nuit s’est mieux déroulée de ce point de vue : mon apprentissage de la “sieste à toute heure” est donc bien engagé.

En pratique, on croise de près pratiquement personne. Mais le “pratiquement” est suffisamment important pour qu’on s’y intéresse …

Donc, ça, c’est fait ! 1 journée de repos à La Corogne et je repars en croisière côtière, pépère, vers le Sud.

Merci pour les messages reçus !

A bientôt

 

Bal masqué ?

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Essayage de la combinaison de survie prêtée par Diane et Ronan : Je rentre dedans ! (Mais en sortir n’a pas été une mince affaire …)

 

Oukilè ?

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Lisbonne – Porto Santo

 

Leixöes (Porto) – Lisbonne

 

Islas Cies – Leixöes

 

Portosín (Ría de Muros) – Islas Cies

 

Camariñas – Portosín (Ría de Muros) (26/09/2015)

 

La Corogne – Camariñas (25/09/2015)
Camaret (21/09/2015) – La Corogne (23/09/2015)
Départ de Brest pour Camaret le 20/09/2015